Des vagues, encore des vagues, toujours des vagues... La main de masseur est passée
par là !
Le palper-rouler est une technique de massage manuel qui vise à dissocier deux enveloppes
de notre organisme qui sont souvent intimement accolées :
- l'hypoderme : la couche la plus profonde de notre peau, constituée essentiellement
de cellules graisseuses
- le fascia : la membrane fine et translucide qui enveloppe chacun de nos organes,
appelé également aponévrose.
Cette fonction mécanique du palper-rouler en a fait la manœuvre de prédilection du
traitement de la cellulite. Mais l’intérêt thérapeutique du palper-rouler dépasse
de beaucoup le souci esthétique d’un traitement de la cellulite.
La digestion imparfaite est la cause principale de la dégradation progressive de
nos cellules graisseuses, les rendant épaisses, floconneuses et adhérentes à notre
fascia. Ces mauvaises graisses sont la source principale de la plupart de nos maux
ou, du moins, en constitue l'un des facteurs essentiels et déterminants : douleurs,
maux de dos, tendinites et toutes les maladies dégénératives.
La densification de nos cellules graisseuses autour des terminaisons nerveuses de
notre peau les sensibilise. A partir d'un certain degré de pression, lors d'une sollicitation
mécanique importante ou anodine, les terminaisons nerveuses (corpuscules de Pacini)
envoient vers notre moelle épinière des messages d'avertis-sement de cet état de
tension et de pression. Notre moelle épinière répond par un ordre de contraction,
adapté au nombre et à l'intensité des messages, aux muscles de la zone d'où proviennent
ces messages afin de stopper le mouvement responsable ou de bloquer la zone qui subit
une pression excessive. En fonction de l’importance des messages, notre cerveau peut
participer à ces événements en décidant d’envoyer des messages nociceptifs (douloureux)
vers la zone trop tendu.